Ultrasons Focalisés de Haute Intensité (HIFU)

C’est quoi ?

Un traitement esthétique anti-relâchement mis au point aux USA. Il s’effectue en une séance avec un appareil à ultrasons micro focalisés. L’idée est d’aller chauffer fort (64 °C) et en profondeur (jusqu’à 4,5 mm) une zone précise du visage (l’ovale, le dessous du menton, le cou) pour créer une rétraction des tissus. Une agression thermique qui va activer la production de nouvelles fibres de collagène, donc stimuler le processus de régénération de la peau.

Pour qui ?

Cela fonctionne chez les femmes autour de 50 ans qui ont un relâchement débutant, quand la peau est encore tonique, ou bien chez une personne plus âgée qui ne veut pas de chirurgie. Dans ce cas, gare à la déception si on espère l’effet rajeunissant d’un vrai lifting : les ultrasons micro focalisés ne peuvent rien contre un excès de peau important.
Cela marche bien pour affiner un menton et retendre un peu un cou, mais cela agit peu sur les bajoues. Autre cible : la zone des sourcils, pour les remonter légèrement.
D’autres indications sont possibles comme le décolleté et le relâchement des bras.

Ça se passe comment ?

Il y a d’abord un marquage des zones à traiter. Le praticien dépose un gel conducteur (type échographie) sur la partie du visage ciblée. Il déplace ensuite l’applicateur point par point, en surveillant ce qu’il fait sur l’écran de contrôle. Il est conseillé de prendre des antalgiques une heure avant la séance. Le patricien peut aussi baisser l’intensité de l’appareil si c’est trop inconfortable. En revanche, l’application d’une crème anesthésiante ne sert à rien puisque les ultrasons agissent sous l’épiderme et le derme. Les rougeurs s’estompent dans les heures qui suivent, l’œdème en deux jours. On peut proposer une seconde séance six mois plus tard, pour accroître l’amélioration.

Pourquoi ça fait envie ?

C’est rapide.
La séance dure de 30 à 90 minutes et on peut reprendre le cours de son quotidien juste après, même si on a quelques rougeurs. On est loin des deux à trois semaines « off » obligatoires après un lifting.

C’est prometteur.
Enfin, la chirurgie n’est plus la seule solution pour raffermir un ovale relâché. Car, jusqu’à présent, aucune technique médicale n’a donné de résultats convaincants.

C’est discret.
Comme cela stimule les capacités de régénération de la peau, aucun risque de se retrouver transformée. Un argument de poids, à l’heure où l’abus d’injections antirides dissuade plus d’une candidate au rajeunissement.

C’est validé.
L’appareil a reçu un premier agrément FDA « brow lift » [pour remonter les sourcils, ndlr] en 2009 et un deuxième en 2012 pour ses effets tenseurs au niveau de l’ovale et du cou. Un marquage américain rassurant renforcé par plusieurs études cliniques de tolérance et d’efficacité.

C’est testé.
100 000 patients ont déjà été traités aux Etats-Unis et dans le reste du monde sans qu’aucune complication grave ait été déclarée.

Pourquoi on hésite ?

Ça ne se voit pas tout de suite.
Il faut même attendre deux à trois mois après la séance pour observer un résultat. Du coup, il faut savoir patienter et guetter dans le miroir l’amélioration progressive, qui évolue jusqu’à six mois après le rendez-vous.

C’est douloureux.
Le traitement n’est pas une partie de plaisir, on peut même dire que ça fait mal. Il faut prendre des antalgiques avant la séance.

Il y a des effets secondaires.
Il n’est pas rare de garder une sensibilité exacerbée les jours qui suivent et jusqu’à quatre semaines après dans certains cas.

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